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*Maman, tu m'as demandé de mes nouvelles, tu t'inquietais de ce que je devenais, alors je te répond. Si j'ai un homme dans ma vie ? Tu sais je hais l'amour. Je hais tout ces gens, emmitouflés dans leur bonheur, serrés les uns contres les autres. Je hais cette lueur qui fait briller leur yeux, cet amour qui est marqué sur leur figure. Je hais tout ces prénoms qui atterissent dans toutes leur phrases ,qu'ils répetent inlasablement en chuchotant, en parlant tout haut, en criant, en dormant, toujours avec ce sourire béat qui me dégoute. Je hais ces "pour toujours" qui ne tiennent jamais.
Oui ils sont tous là. Ils se tiennent chaud. Et moi je les regarde en riant contre le mur, du haut de mes escarpins, la clope à la main. Mon rire sonne faux bien sur. " Regardez les ceux là, ils sont pitoyables". En fait je les envies tu as bien compris. Je hais l'amour parce que je l'aime seulement quand je ne l'ai pas.
Nan moi mon amour, je le vis seule, je souffre. C'est ma façon d'aimer. l'habitude m'ennuie et me fais peur. Tu vois, pendant qu'on offre des roses et qu'on courtise, moi on m'enmène aux toilettes et on me dit que je suis bonne. Oui Maman, moi je bois, j'embrasse, je pleure et j'oublie.
Je hais aussi tout ces hommes qui te font des tas de promesses, qu'ils ne tiennent jamais. Ils disent qu'ils te donnerait la lune, qu'ils te trouve belle et qu'ils ne vivent que par toi. Et puis un jour ils s'en vont, sans autres explication qu'un mot sur l'oreiller : " Cette vie n'était pas pour moi, c'était bien, mais j'aime la Fleuriste de la rue d'en bas, oublie moi ". Alors tu pleures, tu te vide de toutes les larmes de ton corp, tu oublie ce qu'est le rire, le bonheur, la vie quoi.
Et moi je ne suis pas comme toutes ces petites bourges à chemises repassées. Moi on ne m'aime pas maman, on me baise.
Au fait, non je ne reviendrais pas à la maison. Passe le bonjours à Papa de ma part.
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